EDITO

 

L’élaboration des verres industriels est de nos jours un procédé fortement optimisé avec des rendements énergétiques de plus de 50 %. Néanmoins, la fabrication du verre passe toujours par des étapes amenant les matières premières solides à un liquide formateur de verre porté à haute température. Les défauts inhérents au procédé sont bien sûr les infondus et les bulles nécessitant un surcroit d’énergie important pour assurer leur élimination. L’optimisation de ces procédés passe donc par une connaissance des mécanismes physicochimiques qui pilotent la création et l’évolution des bulles dans les liquides silicatés. Ainsi, la communauté regroupée au sein de l’USTV et du GDR Verres est le lieu idéal pour faire un bilan de ce qui est connu ou encore mal compris de la nucléation des bulles, la solubilité des gaz, les transferts de masse fortement contraints par les réactions chimiques.

Au-delà de l’industrie verrière, les verres naturels sont aussi le siège d’échanges entre liquide et bulles. Ces échanges sont mis à l’œuvre au cours des éruptions volcaniques, entre autres. Ainsi, pour faire un bilan sur les processus qui conduisent à la nucléation des bulles, mais aussi à leur évolution future par l’intermédiaire de phénomènes de transfert de masse, de quantité de mouvement et de réactions chimiques, un atelier sur les gaz et les bulles dans les verres fondus se tiendra le vendredi 13 mai 2016 à l’Institut de Minéralogie et de Physique des Milieux Condensés. L’objectif de cette journée sera de regrouper la communauté verrière mais aussi celles des sciences de la terre et des sciences mécaniques et génie des procédés. 

 

Cet atelier est gratuit mais l’inscription y est obligatoire. Une liste d’orateurs invités a été constituée (voir le dépliant) mais le programme reste ouvert pour quelques autres contributions.

 

Franck Pigeonneau et Benoit Rufflé